samedi 12 décembre 2020

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La Femme qui s'est enfuie de Hong Sang-soo.

Les salles de cinéma auront donc été fermées pendant 4 mois en 2020. Si l'on considère que juillet-août est habituellement une période creuse, cela veut dire que, pour le spectateur qui comme moi ne voit les nouveaux films quasiment qu'en salle, 2020 se sera résumée à une demi-année. D'où un demi-Top 10: 

1. La Femme qui s'est enfuie (Hong Sang-soo)
2. Séjour dans les monts Fuchun (Gu Xiaogang)
3. Dark Waters (Todd Haynes)
4. Hotel by the River (Hong Sang-soo)
5. Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait (Emmanuel Mouret)

Cela dit, comme je suis bon prince, je vous en mets 5 de plus: The King of Staten Island (Apatow), Un soupçon d'amour (Vecchiali), Invisible Man (Whannell), Kongo (La Vapeur et Vaclav) et Une balle au cœur (Pollet), une reprise qui compte comme une nouveauté...

Après, si vous insistez, je peux aller jusqu'à 15 avec Eva en août (Trueba), le Cas Richard Jewell (Eastwood), 3 Aventures de Brooke (Yuan Qing), Enorme (Letourneur) et Tenet (Nolan)... Mais c'est tout, le reste je ne l'ai pas vu ou pas suffisamment aimé.

PS: Dommage pour Soul (Docter) et Mandibules (Dupieux).

[ajout du 13-12]: Ah au fait... Et le pire film de l'année? Réponse dans les commentaires.

10 commentaires:

  1. sympa le top mais il manque Mank :) et les flops ?

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    1. Pas facile la liste des flops cette année, comme si, pris dans une espèce d'urgence - le temps consacré aux films sortis en salle se trouvant réduit, entre deux confinements - j'avais eu tendance à ne voir que les films qui m'attiraient vraiment et donc à zapper les croûtes. Reste quelques unes passées entre les mailles du filet: 1917, The Gentlemen, les Apparences...

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    2. Sinon pas encore vu Mank, comme je le disais ailleurs... mais je relis en ce moment des textes sur Citizen Kane, la polémique concernant l'auteur du scénario (Mankiewicz vs Welles) et par la suite la querelle entre anti-autoristes (incarnés par Pauline Kael) et autoristes (Andrew Sarris, les Cahiers du cinéma). J'en ferai peut-être une note.

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    3. Mank est nul, mais 1917 est pire !

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    4. Oui, 1917 pire film de l'année du pire.

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    5. Tiens, pour rigoler, la note que j'avais écrite sur 1917:

      1917 de Sam Mendes. Ma première grosse bouse de l'année. Je passe sur le côté vidéoludique de ce genre d'entreprise, tout en plans-séquences, même pas convaincant à ce niveau (les raccords, mon Dieu...). Le début c'est Fort-Boyau (attention spoiler), avec un peu de Fear factor lors de la séquence avec les rats... les épreuves s'enchaînent, de plus en plus difficiles (traverser des barbelés, se dégager d'une galerie effondrée, éviter un avion qui s'écrase...), puis on perd un des candidats (scène d'agonie interminable, on dirait une parodie par les Monty Python - RIP Terry Jones)... après j'ai oublié... ah oui, la séquence solidarité (le camion embourbé), puis le petit exercice de tir avec un sniper qui se termine par un gros boum tonitruant, suivi d'un grand noir d'une bonne dizaine de secondes (ha ha, un cliffhanger...). Fin de la première partie. On se détend les jambes. Puis la reprise... à fond tout de suite, le temps presse. Où est-on? Censément dans un petit village français en ruines et en feu, mais ça ressemble plus aux flammes de l'enfer (fire and brimstone) dont on ne sort qu'en plongeant dans les eaux tumultueuses et purgatoresques d'un fleuve. Faut-il y voir "les rapides de la Meuse"?, Mendes aurait-il lu Péguy? On nage surtout dans le grand n'importe quoi. Faut dire qu'entretemps le candidat a croisé une jeune femme à qui il a offert sa gourde remplie de lait - on nous avait présenté la vache dans la première partie - pour le bébé qu'elle garde (scène d'une niaiserie incroyable), puis étranglé un jeune Allemand éméché qui ne voulait pas la fermer, histoire de se remettre dans le rythme. Bon, après il faut à nouveau souffler. Pause musicale au fond des bois... avant l'ultime ligne droite, parce que ça y est, on a retrouvé la 2e compagnie. Reste à remonter jusqu'aux premières lignes, surmonter les derniers obstacles, c'est le sprint final, l'occasion aussi de retrouver les tranchées, ça nous manquait. Suspense (à la noix): notre héros, tel le soldat de Marathon, réussira-t-il à délivrer le message dont il est porteur? Oui? Non? En tous les cas il a vraiment tout fait (rien à se reprocher) pour mériter sa médaille... Et Mendes, son Oscar?... On ajoutera, seul bon point du film, qu'à aucun moment le réalisateur ne recourt à des effets de ralenti. En revanche, pour ce qui est de la musique, dans le genre casse-bonbons, là on est servi. Bref une horreur.

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  2. Les filles des Cahiers14 décembre 2020 à 10:40

    City Hall numéro un de l'année !!

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  3. 1) Uncut Gems - Ben et Joshua Safdie
    2) La Femme qui s'est enfuie - Hong Sang-soo
    3) Hotel by the River - Hong Sang-soo
    4) Tommaso - Abel Ferrara
    5) Invisible Man - Leigh Wannell
    6) Le Cas Richard Jewell - Clint Eastwood
    7) The King of Staten Island - Judd Apatow
    8) Dark Waters - Todd Haynes
    9) Le Sel des larmes - Philippe Garrel
    10) The Climb - Michael Angelo Covino

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    1. Merci Fausto.

      (Pas vu Uncut Gems, je ne suis pas abonné à Netflix)

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